Que sont les zoonoses et comment les prévenir, en agissant, « un instant plus tôt » | Boehringer Ingelheim FR
Que sont les zoonoses et comment les prévenir, en agissant, « un instant plus tôt »
Que sont les zoonoses, comment se transmettent-elles de l’animal à l’humain, et que peut-on faire pour les prévenir ? À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre les zoonoses, découvrez pourquoi agir un instant plus tôt fait toute la différence — à la maison, en clinique, en élevages, et à l’échelle des systèmes de santé.
Quelles actions de prévention avez-vous déjà faites aujourd’hui ?
Attacher votre ceinture avant de démarrer, prendre un parapluie parce que le ciel est menaçant, regarder des deux côtés avant de traverser…
Ces gestes sont simples, presque automatiques. Pourtant, ils traduisent une réalité essentielle : agir en amont est toujours plus efficace que réagir trop tard.
Et c’est tout aussi vrai pour les zoonoses.
Que sont les zoonoses ?
Les zoonoses sont des maladies infectieuses qui peuvent se transmettre entre les animaux et les humains.
Elles peuvent être causées par :
- des virus
- des bactéries
- des parasites
- des champignons
Et se transmettre par :
- contact direct avec des animaux
- l’alimentation ou l’eau
- des vecteurs (tiques, moustiques…)
- l’environnement.
Parce que nous vivons en étroite interaction avec les animaux — à la maison, dans les élevages et à travers notre alimentation — les zoonoses nous concernent tous.
Les zoonoses, ce qu’il faut retenir
Les zoonoses sont des maladies qui se transmettent entre animaux et humains. Agir un instant plus tôt, permet de protéger à la fois la santé animale et la santé humaine.
Comment se transmettent les zoonoses ?
Les zoonoses peuvent se propager de différentes façons, selon la maladie, l’animal ou l’environnement :
- Contact direct avec des animaux infectés ou leurs fluides
- Contact indirect via des surfaces, de l’eau ou des sols contaminés
- Transmission par des insectes vecteurs (tiques, moustiques…)
- Transmission par l’alimentation
- Exposition à un environnement contaminé
C’est pourquoi la prévention ne repose pas sur une seule action, mais sur un ensemble de pratiques : vigilance, habitudes, soins vétérinaires, conduites d’élevage et systèmes de surveillance.
Regardez : pourquoi agir « un instant plus tôt » est essentiel
Pour Boehringer Ingelheim, à l’occasion de cette Journée mondiale de lutte contre les zoonoses, agir un instant plus tôt signifie mettre en place des actions concrètes de prévention avant que la maladie ne se propage ou que les perturbations ne commencent. Cela peut consister à vacciner un animal de compagnie avant une exposition, à reconnaître plus tôt les signes d’alerte, à renforcer la biosécurité en élevage ou à investir dans la surveillance et les systèmes vétérinaires avant qu’un foyer ne s’aggrave.
Pourquoi la prévention des zoonoses est essentielle
Il ne s’agit pas seulement de maladies, mais de tout ce que la prévention rend possible.
Quand la prévention fonctionne, un instant plus tôt :
- les familles restent en meilleure santé
- les soins vétérinaires gagnent en efficacité
- les élevages restent productifs
- les systèmes alimentaires sont plus stables
- la société subit moins de perturbations
Concrètement, agir tôt peut contribuer à réduire le risque de foyers de maladie, à protéger les animaux avec lesquels nous vivons et travaillons, et à préserver la continuité de la vie quotidienne.
Cela signifie :
- une vie plus sûre avec les animaux de compagnie
- moins de menaces pour la production alimentaire
- moins de perturbations dans notre quotidien
- une meilleure protection des activités économiques et de notre société
Ainsi, lorsque nous parlons d’agir « un instant plus tôt », cela signifie mettre en place des actions de prévention avant qu’une zoonose ne devienne un risque plus important pour les animaux, les personnes ou la société.
Pourquoi agir « un instant plus tôt » compte dans la vie réelle
Nous n’attendons généralement pas l’accident pour attacher notre ceinture. Nous n’attendons pas que la pluie commence à tomber pour penser à prendre un parapluie. Et nous ne traversons pas la rue avant de regarder.
C’est tout l’esprit de cette campagne. Face aux zoonoses, agir plus tôt signifie :
- protéger les animaux de compagnie avant qu’ils ne soient exposés ;
- identifier les signes d’alerte avant que la maladie ne se propage ;
- soutenir la prévention en élevage avant que les foyers de maladie ne perturbent la production ;
- investir dans les systèmes avant qu’un risque ne devienne une crise.
Agir un instant plus tôt n’a rien d’abstrait. C’est un choix concret : prévenir plutôt que réagir.
Qui peut contribuer à prévenir les zoonoses ?
Propriétaires d’animaux de compagnie : la prévention commence à la maison
Pour les propriétaires d’animaux de compagnie, la prévention commence souvent par des habitudes régulières. Cela inclut :
- planifier des visites vétérinaires régulières ;
- maintenir les vaccinations et la protection antiparasitaire à jour, selon les recommandations du vétérinaire ;
- être attentif aux changements dans la santé ou le comportement de son animal ;
- demander conseil tôt, et pas seulement lorsque l’animal est déjà malade.
Ces habitudes contribuent à protéger les animaux de compagnie, les foyers et les personnes qui vivent avec eux.
Success story | Etats-Unis
En septembre 2024, le comté de Santa Cruz, en Californie, a confirmé qu’une chauve-souris trouvée à Soquel avait été testée positive à la rage. Les autorités du comté ont indiqué qu’un chien avait déjà été en contact avec la chauve-souris, mais qu’il était heureusement entièrement vacciné. Un rappel simple mais puissant : la prévention agit avant qu’une crise ne survienne.
Les autorités locales ont profité de ce cas pour rappeler un message clair aux propriétaires d’animaux dans leur alerte sanitaire : maintenir les animaux de compagnie à jour de leur vaccination contre la rage est l’un des moyens les plus efficaces de réduire le risque en cas d’exposition inattendue.
Vétérinaires pour animaux de compagnie : la prévention devient visible en clinique
Pour les vétérinaires des animaux de compagnie, le moment décisif se joue souvent dans les soins du quotidien. Leur rôle consiste notamment à :
- assurer les soins préventifs ;
- guider clairement les propriétaires d’animaux ;
- reconnaître précocement les signes d’alerte ;
- encourager un suivi au bon moment ;
- aider à faire de la prévention une part intégrante des décisions du quotidien.
Les vétérinaires font bien plus que traiter les maladies une fois qu’elles apparaissent. Ils contribuent aussi à réduire les risques avant qu’ils ne s’aggravent.
Success Story | Australie
En Australie-Occidentale, le programme Murdoch on the ROAD de l’Université Murdoch montre comment les soins vétérinaires préventifs peuvent porter leurs fruits.
Depuis 2010, des étudiants vétérinaires, des vétérinaires encadrants et des auxiliaires vétérinaires se rendent dans des communautés isolées pour fournir des soins essentiels aux chiens et aux chats, contribuant ainsi à réduire les maladies évitables et à améliorer le bien-être animal là où l’accès aux soins vétérinaires est limité.
Son impact a été renforcé par l’appui d’institutions et de financements publics, notamment le soutien du Department of Primary Industries & Regional Development dans le cadre du Wild Dog Action Plan, ainsi que de l’Animal Welfare Grant pour les chats. Cet exemple illustre la manière dont vétérinaires, institutions et décideurs peuvent travailler ensemble pour protéger la santé animale et humaine.
Vétérinaires d’élevage et producteurs : la prévention protège les élevages et les systèmes alimentaires
En élevage, la prévention repose sur un ensemble de choix pris tôt et de manière cohérente. Cela peut inclure :
- des protocoles de biosécurité ;
- des programmes de vaccination préventive, selon les recommandations du vétérinaire ;
- une surveillance et des contrôles réguliers ;
- un diagnostic précoce ;
- des pratiques permettant de réduire le risque de propagation au sein de l’élevage et en dehors.
Ces actions contribuent à protéger la santé animale, la continuité des exploitations, la production alimentaire et la santé publique.
Success Story | France
La campagne nationale française de vaccination des canards contre l’influenza aviaire hautement pathogène est devenue l’un des exemples récents les plus clairs de prévention efficace à l’échelle des élevages.
Une analyse publiée en 2025 par les Centers for Disease Control and Prevention américains ( CDC) a estimé que la stratégie française de vaccination des canards en 2023-2024 avait permis d’éviter 314 à 756 foyers, soit une réduction de 96 % à 99 % de la charge attendue en foyers.
Ce programme conjoint a été rendu possible grâce à une collaboration étroite entre les autorités françaises, les fabricants de vaccins, les producteurs et les vétérinaires d’élevage. Il démontre que la vaccination, la biosécurité et une surveillance robuste peuvent prévenir les foyers de maladie.
Autorités et décideurs publics : la prévention repose sur des systèmes solides
Agir tôt à grande échelle dépend de systèmes qui rendent la prévention possible. Cela inclut :
- la surveillance ;
- la biosécurité aux frontières ;
- le partage de données ;
- les programmes de prévention ;
- les investissements dans les capacités vétérinaires et de santé publique.
L’action individuelle compte. Mais les systèmes comptent aussi. Des systèmes plus robustes aident les pays à répondre plus tôt aux risques de zoonoses et à soutenir une prévention coordonnée.
Success Story | Inde
En Inde, le gouvernement a continué de renforcer sa réponse à la brucellose bovine à travers le National Animal Disease Control Programme, une initiative financée au niveau central visant à réduire les maladies chez les animaux d’élevage et à diminuer également les risques pour les populations.
L’objectif du programme est d’éradiquer ces maladies grâce à des financements importants destinés à étendre la vaccination, la surveillance et les services vétérinaires.
C’est un exemple fort de la manière dont les décideurs publics peuvent combiner financement, coordination nationale et mesures préventives en santé animale pour réduire le risque zoonotique à grande échelle.
La prévention des zoonoses fonctionne donc d’autant mieux lorsque nous reconnaissons une vérité simple :
La vie humaine et la vie animale sont interconnectées.
Cela signifie que les propriétaires d’animaux, les vétérinaires, les éleveurs, les institutions et les décideurs publics ont tous un rôle à jouer.
Personne ne peut prévenir seul le risque zoonotique. Mais ensemble, en agissant plus tôt, nous pouvons réduire les risques plus efficacement.
C’est pourquoi la prévention n’est pas seulement une étape technique. C’est une responsabilité partagée à l’échelle de tout l’écosystème de la santé animale, depuis les foyers et les cliniques jusqu’aux élevages et aux systèmes nationaux.
La Journée mondiale de lutte contre les zoonoses est l’occasion de rendre la prévention plus visible. Non pas pour susciter la peur, mais pour développer la sensibilisation.
Le message est simple : agir un instant plus tôt, c’est là que commence la protection, avant que les risques ne deviennent réalité.
Protéger les animaux grâce à la prévention contribue aussi à protéger les personnes, les communautés et la continuité de la vie quotidienne.